KAMANDA WA KAMANDA

et la création du 

Parti Démocratique Sénégalais

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos datés du 18/01/12

 

 

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  1. J’ai rencontré Abdoulaye Wade, pour la première fois, en 1965, à Dakar, à l’occasion d’un Séminaire organisé par l’ONU sur « Les Droits de l’Homme et le Développement ». Et, depuis,  nous sommes devenus amis.

       

Participaient à ce Séminaire des hauts magistrats, des avocats, des économistes et des politologues en provenance de différents pays africains (Guinée, Sénégal, Congo, Cameroun, etc.).

 

  1. Des années plus tard, alors Secrétaire Général Adjoint de l’OUA, chargé de questions économiques, j’ai constitué un Groupe de Consultants avec Me Wade, le Prof. ONITIRI du Nigéria, Dixon File de Sierra-Leone, Alouane d’Algérie etc., pour réfléchir, notamment, sur les conditions, les priorités et les stratégies de développement de l’Afrique.

 

Ainsi est née la volonté d’un groupe d’intellectuels africains de se retrouver pour réfléchir et échanger sur les différents problèmes du Continent, y compris la démocratie.

 

  1. Nous nous retrouvions à l’occasion des Sommets de l’OUA ou d’autres rencontres importantes de l’Organisation continentale africaine. Notre groupe s’est ensuite élargi à Paul BERNETEL, Albert YANGARI du Gabon, KEBZABO du Tchad, Emmanuel DJOLU, William ETEKI MBOUMUA, Secrétaire Général de l’OUA et à d’autres. Pour donner un écho de plus en plus grand à nos idées, nous avons créé la  « Revue DEMAIN L’AFRIQUE ». 

 

  1. C’est dans ce contexte qu’un jour, Wade me parla de sa volonté de créer un parti d’opposition au Sénégal, qui se situerait entre le PS et les groupes marxistes qui existaient déjà. Non pas, me dit-il, pour faire systématiquement une opposition pour l’opposition, mais pour apporter une contribution significative à l’ancrage démocratique au Sénégal.

 

  1. L’idée nous parut géniale au point que nous décidâmes, chacun, de tenter la même démarche dans nos pays et de soutenir celui d’entre nous qui serait le plus avancé dans cette voie.

 

  1. Voilà comment, en 1973, à l’occasion du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA, à Mogadiscio, en Somalie, j’ai accompagné Abdoulaye Wade rencontrer le Président Léopold Sédar Senghor, pour lui parler de son projet de créer un parti politique d’opposition au Sénégal.

 

  1. Le Président Senghor lui demanda s’il en avait déjà débattu avec ceux de sa génération au Sénégal ? Wade promit de leur en parler et de le revoir, à ce sujet, au Sénégal. Le Président Senghor ne s’était pas opposé à cette idée, ce qui encouragea Abdoulaye Wade dans sa vision ?

 

  1. C’est dans ce contexte que nous nous sommes retrouvés avec Wade, Farah NDIAYE, NIANG et d’autres, à Dakar, pour concevoir, préparer et structurer le P. D. S. au Sénégal.

 

  1. C’est certainement à cela que le Président Abdoulaye Wade se réfère en parlant de la création du PDS dans le cadre de la solidarité africaine.

 

  1. Il faut savoir que c’était l’époque du Mouvement Panafricain de la jeunesse, du Mouvement Panafricain des Femmes, de l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine, du Conseil Supérieur du Sport en Afrique, de l’Union des Chemins de Fer Africains, de l’Union Panafricaine des Télécommunications, de l’Agence Panafricaine d’Information et d’autres structures spécialisées de l’OUA.

 

  1. L’idée d’unité de l’Afrique et de solidarité agissante était assurément plus dans les mentalités, à cette époque, qu’au jour d’aujourd’hui.

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Gérard KAMANDA WA KAMANDA  18/01/2012

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